Partager l'article ! La synchronicité : entre hasard et coïncidence. Des exemples dans l’Histoire de France: Savez-vous que le nombre 14, qui au mois de juillet e ...
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Savez-vous que le nombre 14, qui au mois de juillet est signe de fastes et
réjouissances populaires, a joué, dans l’histoire de nos rois, un rôle étrangement fatidique ?
Démonstration :
Henri IV s’appelait Henri de Bourbon. Il y a 14
lettres dans ce nom. Il naquit, selon le calendrier grégorien en vigueur, 14 siècles, 14 décades et 14 ans après Jésus-Christ. Il naquit le 14 décembre.
Il remporta la victoire d’Ivry le 14 mars et mourut le 14 mai, après avoir vécu 4 fois 14 ans, 4 fois 14 jours et 14 semaines. Sa femme était née le 14 mai…
4 fois 14 ans avant l’assassinat de Henri IV par Ravaillac, Henri II promulguait un édit qui ordonnait l’élargissement de la rue de la Ferronnerie, celle même où fut assassiné Henri IV. Cette
lettre fut promulguée le 14 mai.
Le premier roi qui porta le nom de Henri fut aussi sacré le 14 mai. Louis XIII, fils de Henri IV, avait également 14 lettres dans son nom. Il organisa les Etats généraux en 1614, à 14 ans et mourut le 14 mai 1643. Les chiffres qui composent ce dernier nombre donnent un total de 14.
Pour Louis XIV, l’addition des chiffres de la date de son avènement : 1643 ; de la date de sa mort : 1715 ; des deux chiffres de son âge : 77 ans ; la multiplication des deux chiffres de la durée de son règne : 72 ans, donnent le nombre de 14.
Louis XV mourut en 1774. Louis XVI convoqua les Etats généraux la 14e année de son
règne.
Il s’écoula 14 fois 14 ans entre la conversion de Henri IV, date véritable de l’avènement des Bourbons, et la Révolution de 1789.
La restauration des Bourbons eut lieu en 1814. Les 4 chiffres de ce nombre additionnés donnent un total de 14…
On pourrait multiplier les exemples…
Et vous, dans le cours de votre vie, avez-vous noté certaines coïncidences ou évènements reliés par hasard d’une manière significative que l’on nomme plus généralement synchronicité ?
Pour certains d’entre nous, c’est l’évidence même et il nous revient immédiatement
en mémoire quelques unes de ces étranges coïncidences qui émaillent la vie de chacun. Car une fois qu’on les a repérées, on devient beaucoup plus attentif ou réceptif à leur survenance.
Pour d’autres personnes, en revanche, ces coïncidences n’auront pas retenu leur attention et elles n’en garderont, le plus souvent, aucun souvenir.
La théorie de la synchronicité a fait l’objet de nombreuses recherches
scientifiques. L’un des premiers chercheurs a avoir enquêté sur la nature des coïncidences humaines fut un biologiste autrichien, Paul Kammerer, qui, au début du 20e siècle, rassembla une
collection d’exemples de coïncidences et d’évènements inexpliqués. Plus tard, ces données firent l’objet d’une analyse statistique minutieuse, afin de découvrir si certains de ces paramètres
avaient tendance à se regrouper dans le temps.
De même que les astéroïdes s’amassent dans l’espace sous l’influence de la gravité, Kammerer fit l’hypothèse que les évènements fortuits surviennent eux aussi par « grappes ». La sérialité
et ses concentrations, se produiraient sous l’influence de connexions acausales, plutôt que par suite du familier va-et-vient causal de la physique. Kammerer a ainsi fourni un argument en
faveur d’une mosaïque ou d’une harmonie sous-jacente à la nature. Un modèle, en quelque sorte qui serait « le cordon ombilical reliant la pensée, les sentiments, la science et l’art avec la
matrice de l’univers qui leur donne naissance ».
Einstein fit référence au travail de Kammerer comme à quelque chose « d’original et d’absolument pas absurde ». Pourtant, les idées de Kammerer sur la concentration de hasards ne sont pas très
connus de nos jours en dehors de la communauté scientifique car son travail a un aspect très intéressant en ce sens qu’il fait allusion à une interconnexion fondamentale des choses à
l’intérieur d’un modèle plus profond de l’univers. Mais il revient surtout à Carl Jung d’avoir souligné ce qui différencie réellement la synchronicité d’une simple coïncidence : son contenu
significatif.
La véritable histoire de la synchronicité commence avec la collaboration de deux penseurs exceptionnels, le psychologue Carl Jung et le physicien Wolfang Pauli. Leur concept de la synchronicité
naquit du mariage entre l’approche de la physique et celle de la psychologie.
Avec l’appui de Pauli, Jung fut dès lors en mesure d’explorer le problème d’une symétrie cachée dans l’univers, à la fois à partir de la perspective de la physique et de celle de la psychologie.
Ce fut également à l’instigation de Pauli, que Jung allait en fait publier ses méditations sur la synchronicité. Puis Pauli, grâce à Jung, assista aux réunions du groupe de psychologues de
Zurich et, en contrepartie, introduisit Jung auprès de nombreux physiciens de premier plan de l’époque.
D’autres chercheurs, psychologues et physiciens ont suivi les traces de Jung et de Pauli.
Par exemple, Arnold Mindel qui a commencé sa carrière professionnelle comme physicien, a ensuite obliqué vers la psychologie jungienne, qu’il a étudié à Zurich. Son intérêt pour la synchronicité
et la possibilité de résonances entre la physique et la psychologie l’ont conduit à mener une enquête sur ce sujet,
En reliant le travail de Mindel à celui de Jung et à celui d’autres chercheurs (Ilya Prigogine, David Bohm, John Wheeler, Rupert Sheldrake etc.) il est possible de dessiner un profil de ce qui
arrive dans les cas d’évènements synchronistiques.
Comme Jung l’a souligné, il est dans la nature de la synchronicité d’avoir une signification et, en particulier, d’être associée à une profonde activation de l’énergie enfouie dans la psyché. Les
choses se passent comme si la formation de modèles à l’intérieur de l’esprit inconscient s’accompagnait de modèles physiques dans le monde extérieur. Notamment, lorsque les modèles psychiques
sont sur le point d’atteindre la conscience, alors, les phénomènes synchronistiques sont à leur maximum. A l’inverse, ils disparaissent généralement lorsqu’un individu prend conscience d’un
nouvel alignement de forces dans sa personnalité. Comme le franchissement d’une étape dans la connaissance de soi…
Les phénomènes de synchronicité sont, ainsi, souvent liés à des périodes de
transformation : par exemple des naissances, des morts, lorsqu’on tombe amoureux, une psychothérapie, un travail créatif intense, ou lors d’un changement de profession.
Comme si cette
restructuration interne produisait des résonnances externes, ou comme si une explosion « d’énergie mentale » était propagée vers l’extérieur dans le monde physique.
A titre d’exemple, on pourrait aussi mettre en avant la façon dont
des artistes et des écrivains semblent sentir des évènements majeurs et des changements sociaux bien avant qu’ils n’arrivent.
Une coïncidence curieuse est donnée par le cas des astronomes dans le livre de Jonathan Swift, Les voyages de Gulliver, qui savent que Mars possède deux lunes, et ceci bien
avant que des observateurs dans le monde réel ne fussent en mesure de vérifier un tel fait.
Plus étrange encore est le roman de M.F. Mansfield, écrit en 1898, qui a pour sujet un paquebot fabuleux, Titan, le plus grand jamais construit, qui navigue sur l’Atlantique en
transportant des passagers riches et célèbres. Equipé d’un nombre insuffisant de canots de sauvetage, le Titan, tout comme le Titanic dans le monde réel, quatorze ans plus tard, heurte un iceberg
et sombre dans l’océan…
Mais, il y a aussi des phénomènes de synchronicité qui semblent n’exister qu’intérieurement, sans manifestations physiques signifiantes. Ceux-ci incluent, par exemple, les structures acausales
des rêves, des souvenirs, des pensées, des symboles et des perceptions, et s’expriment comme des coïncidences ou des regroupements entre différentes personnes. Des exemples manifestes de telles
synchronicités sont les découvertes simultanées faites par des scientifiques qui ne sont pas en communication directe les uns avec les autres.
Il y a des cas de synchronicité encore plus étonnants, lorsque de tels développements parallèles de la pensée se produisent par exemple dans des champs complètement
différents.
Aujourd’hui, les physiciens sont à la recherche d’une théorie de champ unifié tout
comme les psychologues, après Jung, tendent à développer la notion de synchronicité comme un principe unifiant qui se trouve derrière les coïncidences significatives et les concepts d’inconscient
personnel et collectif.
A la fin du 20e siècle, les physiciens ont montré la liaison possible entre la théorie quantique et la synchronicité ouvrant ainsi la voie à une nouvelle compréhension, une nouvelle vision de
l’esprit et de la matière.
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